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A la une THIS IS IT

Je l'avais pas vu venir. Le plaisir ultime que devrait rechercher tout spectateur. Le piège. Tout au moins la surprise. Quand un film vous apporte ce que vous n'attendiez pas.

L'icône ne m'intéressait guère, mais à l'égard de l'artiste Michael Jackson, danseur et musicien hors catégorie, j'ai toujours senti une admiration sincère. Sans jamais vraiment être fan. Achat d'un ou deux albums, pas plus, durant mon adolescence, moi le natif de 1976. Bad, Dangerous...  Thriller, c'était mon grand frère

Et puis les Jackson Five, bien sûr. Rythmiques et riffs de bass diaboliques, à vous marquer un siècle.

Lors d'une séance exceptionnelle organisée à midi dans ma salle, je me suis donc posé, le temps d'une... pause, devant This Is It. Histoire de consulter le phénomène.

Happé je fus. Happé je suis resté.

De bout en bout, la grâce de l'artiste amaigri mais visiblement en forme (faisons fi du prétendu scandale des sosies). L'exigence, le perfectionnisme fascinant et fasciné de toute une équipe artistique. Des dizaines de collaborateurs, danseurs, musicos, techniciens, au service d'une star qui leur rend bien.

Michael Jackson. Sony Pictures Releasing FranceMichael Jackson. Sony Pictures Releasing France

La tragique poésie d'un spectacle sublime, mort sans même être né. Prestation fantôme et pourtant si pregnante.

Quand un concert devient film... Est-ce du cinéma ? Pas sûr. Pas pensé comme tel, en amont. Est-ce du cinéma ? Evidemment, au regard de la dimension artistique de l'"acteur", de sa virtuosité taille grand écran et salle obscure.

Saluons l'humilité du concept, et finalement son quasi-miracle : trouver une dimension humaine en célébrant la grandiloquence, transcender l'art et le show et dévoilant sa préparation.

Réellement envoûtant.

 
Michael Jackson's This Is It
A la une DISTRICT 9

L'histoire des images animées nous réserve de réjouissants contrepieds, de subtiles ironies. Parlant de l'évolution du Septième Art, on dit craindre, souvent légitimement, une vampyrisation du filmique par le publicitaire, une prédominance des codes de l'efficacité immédiate, de l'image commerce.

On se méfie comme de la peste du langage internet, de la « youtubisation » dominante des discours audiovisuels, du nivellement par le bas. Déchéance esthétique, en somme, quand le « vite » l'emporte sur le beau.

Sauf que... on a vu Cloverfield et Redacted.

Cloverfield, fascinant vrai-faux blockbuster qui sut élever au rang de succès mondial et de perle esthétique des pseudos-images d'amateurs.

Redacted, confondante mise en récit des sources d'images, réalité-vérité-ubiquité, De Palma se désengageant d'un regard unique.

Deux films inouïs, sources d'une interrogation inattendue : et si le cinéma devenait capable d'avaler la mélasse du monde/images... pour en vomir un chef d'oeuvre ?

 Et si , aujourd'hui, ce chef d'oeuvre était parmi nous ?

DISTRIC 9 est un film encensé, adulé déjà, mais qui pourrait prendra une place plus importante encore que celle qu'on lui présuppose.

Metropolitan FilmExport

Je passe le pitch, la métaphore, le foisonnement, pour simplement considérer :

qu'il fallait oser ce renversant brouillage, quand un maître du grand spectacle (Peter Jackson) accompagne un jeune loup de la pub le temps d'un projet de faux documentaire caméra-épaule, mixant les sources

qu'il fallait oser réaffirmer ce plan archiconnu du soldat avançant au ralenti... mais pour en faire cette fois l'incarnation de l'imbécilité politique, de l'immédiateté satisfaite, du spectacle dépassé

qu'il fallait oser cette prodigieuse dernière demi-heure, ce robot, ce regard hybride, un oeil alien, l'autre humain, comme conclusion provisoire, avant une suite qui sans doute s'annonce.

Sharlto Copley. Metropolitan FilmExport

DISTRICT 9, claque de la rentrée, grand film de transformation, fait du somptueux avec du moche, du grand avec du petit, de l'intelligent avec du discours en boîte.

Une oeuvre (littéralement ?) stupéfiante.

 
District 9 - ma note pour ce film :
Réalisé par Neill Blomkamp
A la une Quel Hulot !
Carlotta Films

Monsie
ur Hulot termine ces-jours ci trois semaines de vacances sur les écrans vitrollais que j'ai l'honneur de diriger.

Une splendide version restaurée, qui redonne force et clarté à l'indispensable bande-son, non pas  magma inaudible comme il fut parfois écrit, mais juste transcription de la mélodie aussi multiple qu'absurde du monde. Quand le cerveau ne « trie » pas, le vrai bruit , c'est du Tati ! Faites l'expérience.

Hulot, mes parents, fans absolus, me l'ont maintes fois raconté durant mon enfance. Un gag décrit entre deux fous-rires.

En surgit pour des années (ni VHS, ni DVD, ni passage TV...) la grande impatience de le connaître enfin par la voie de l'écran.

Le jour venu... déception. C'est donc ça ? Bof... Je devais avoir 15-16 ans.
Bref, comme un rejet, avant d'y voir, au fil des visions, l'un de mes films essentiels, à chaque fois un peu plus génial.

Beaucoup hélàs en sont restés à la difficulté d'une première approche. Cette semaine, quelques spectateurs sont même sortis avant la fin, désappointés. D'autres, fort heureusement, étaient comblés. De tout cela, je me doutais.
Jacques Tati. Carlotta Films
Hulot n'est pas si évident, tant il se joue de l'évidence.
Evidence que la vie est drôle et se suffirait presque à elle-même comme le meilleur des films comiques : à condition de n'en plus hiérarchiser les significations, ni sonores ni visuelles, et que le spectateur s'en fasse l'observ-acteur.
Jacques Tati. Carlotta Films
Pour qui souhaite enrichir "son" Tati, beaucoup (André BAZIN, Michel CHION, Stephane GOUDET...) ont déjà écrit. Hulot, personnage déclencheur, destiné à se « fondre » dans les films (Mon Oncle, Playtime, Trafic), après avoir mené ses vacances.

Une forme d'inéluctable accomplissement... ...puisque le gag n'est pas Hulot, mais le monde autour.
 
Les Vacances de Monsieur Hulot
Réalisé par Jacques Tati
A la une Bancs Publics


Il serait facile et finalement stérile de limiter l'approche de Bancs publics à celle d'un film plus ou moins à sketchs, en tout cas à « saynètes ». Défilé record de stars qui s'amusent... Le film, certes, est cela, s' assume bien comme tel, semblant reconnaître la « limite » (à entendre ici sans connotation négative), de son esthétique de « fantaisie ». 

« Fantaisie »... chère aux frères Podalydès (peut-on les considérer séparément), dont le Dieu seul me voit demeure l'un de mes films préférés, toujours revu avec une égale jubilation.

Fantaisie et jubilation ont encore répondu, pour ce qui me concerne, au rendez-vous de ces bancs publics. Mais d'où provient cette efficacité qui me plaît tant ? 

Chercher, théoriser, analyser ? Pour en revenir à cette évidence : la QUALITE du regard sur les gens, cette juste et belle capacité à laisser les personnages évoluer. 

Fausse vacuité pour vrai possibilité d'accés à des instants volés à la convenance. Plaisirs et peines solitaires censés échappé au regard de l'autre dans la vraie vie, mais ici filmés sans voyeurisme ni jugement : pleurer dans un square, dormir sous un toboggan, fantasmer sur une banderole, enchaîner les lapsus en pleine conférence managériale,virvolter sur une perceuse ou boire une lotion pour aquarium. Ode à nos faiblesses. 

Denis Podalydès et Pascal Légitimus. UGC
Quand tout un chacun s'illustre par autre chose que ce qu'il voudrait se et nous montrer, chose évidente, mais douce amère réalité pas si fréquemment illustrée dans les comédies populaires. 

Bancs publics, un film d'auteur sans mauvaise hauteur (désolé...), toujours accessible, formidable sans forcément en avoir l'air...
 
Bancs publics (Versailles rive droite)
Réalisé par Bruno Podalydès
A la une FAIS-MOI PLAISIR

En dépit d'un accueil critique majoritairement favorable, certains cinéphiles ou exploitants de salles (car l'un peut se concevoir sans l'autre, et réciproquement...) aiment à considérer Fais-moi plaisir, le dernier film d'Emmanuel, comme « raté ». 

Pas moi. D'abord et simplement parce qu'il m'est impossible de renier une oeuvre qui m'a explosé de rire pendant trois bons quart d'heures. Mouret m'a fait plaisir ! 

Certes, l'ensemble est irrégulier : le récit navigue, patine parfois, au croisement des genres. Blocs successifs, enchaînement de situations, entre références, clins d'oeil, et hommage appuyé (la Party version 2009, le temps de la meilleure séquence du film). 

Manque d'unité qui peut nous perdre ? Peut-être. Mais Mouret s'en fout. Faux problème. 
Qui l'aime le suive. 
Emmanuel Mouret, Judith Godrèche et Déborah François. Pyramide Distribution
Art délicat de la séduction : ce pseudo-dandysme gonflé à l'auto-dérision, cette préciosité généreuse, cette célébration de tourments pas si graves, permettent à Mouret de transférer sans perte les codes de la comédie populaire (burlesque ou romantique) vers son univers d'auteur, en cultivant un doux sentiment d'irréalité, voire d'inquiétante étrangeté. 

Mais... stop. Je ne raconte rien du film, ni de son « pitch » ni de ses gags. 
Allez-y, c'est encore le mieux.
 
Fais-moi plaisir !
Réalisé par Emmanuel Mouret
Avec Emmanuel Mouret, Judith Godrèche, Frédérique Bel, ...
A la une Montparnasse


J'ai beaucoup aimé ce curieux objet de cinéma, Prix Jean Vigo 2009. A peine une heure pour un ensemble de trois historiettes parisiennes. Tragiques mais pas tant que ça, banales au possible mais passionnantes. 
1/ Dans la rue puis dans un appart', une soirée entre deux soeurs, l'une alerte, l'autre dépressive. 
2/ Au restaurant, un repas entre le père meurtri d'une jeune femme décédée et son ancien petit ami, de passage. 
3/ La rencontre entre une jeune femme réservée et une guitariste de rock, jusqu'au baiser final sur terrasse...

Tout petits soucis, remises en causes existentielles, travelings arrières dans la rue, bruits urbains comme orchestre d'accompagnement, la grande tour et la grande gare comme arrières-plans récurrents. Mort, amour, angoisse et déprime. Espoir... 

J'aime ce film, précisément, pour sa manière décomplexée de tendre le bâton pour ce faire battre. Pas de doute, nous en trouvererons pour s'irriter : « encore du cinéma petit-bourgeois-nombriliste-parisien » 

C'est vrai, je m'en agace aussi, du cinéma « petit-bourgeois-nombriliste-parisien ». 
Jamais, toutefois, je n'aborde (tout au moins consciemment) un film, quel qu'il soit en me chargeant d'une posture de pré-jugement. A priori, donc, pas de petit sujet. Montparnasse traite de micros-sujets. Et encore... 

Mais il parvient, dans sa veine rohmérienne, à traiter les poncifs jusqu'à atteindre une forme de plénitude. Grâce aux comédiens, tous parfaits. Grâce à Paris, aussi. 

Par une conduite subtile des dialogues et de situations fonctionnant sur de sensibles mises en tension. 

Par une longueur d'avance malicieusement conservée sur le spectateur : dans le premier volet, nous ne comprenons que les soeurs sont soeurs qu'au bout de plusieurs minutes...

Ou par une douce ironie : dans le second volet, les protagonistes dénient n'avoir pas grand chose à se dire... en moquant un tiers absent qui n' a rien d'intéressant à dire.
 
Montparnasse - ma note pour ce film :
Réalisé par Mikhaël Hers
Année de production : 2009
A la une Hadopi retoquée

Voilà. Retoquée, l'Hadopi.

Après mon article jubilatoire ayant fait suite au provisoire rejet par nos députés, je ne puis aujourd'hui que me réjouir de la sage décision du Conseil Constitutionnel.

Et m'agacer plus encore, rétroactivement, de la réaction des pros de la profession, y compris (et surtout) chez les pseudos-alternatifs de l'exploitation Art et Essai.

N'était qu'à lire la posture collective affichée lors de nos journées de rencontres cannoises (passionnantes par ailleurs). Sur le sujet stagnait sur l'auditoire une insupportable chape morale, consensus forcé déterminant un soutien quasi-obligatoire à l'Hadopi.

J'ai failli prendre la parole. Sans le faire. Blasé...

Prendre la parole pour rappeler qu'un intérêt corporatiste immédiat ne saurait faire fi d'une approche fondamentale de la question de nos libertés.

Dire qu'il faut AUSSI savoir, sans pour autant soutenir ce piratage qui nous affaiblit, prendre acte du monde tel qu'inéluctablement, il évolue. Hadopi, de fait,  est dépassée avant l'heure et n'est évidemment pas la solution.

Admettre la complexité...

Dire qu'effectivement les gens téléchargent. Y compris parmi nos publics. Y compris aussi dans cette salle, sans aucun doute. (Mais que n'ai-je donc osé cette provoc bête et méchante, histoire de contempler les réactions offusquées !)

Dire qu'outre son applicabilité concrète plus que douteuse, Hadopi condamnerait uniquement les moins aguerris, instaurant de plus, par la nature de sa procédure, une supportable présomption de culpabilité.

Raillant les anti-Hadopi, démago à souhait, un collègue a déclaré que si l'accès Internet est un droit fondamental, un droit fondamental étant gratuit, il nous faut nous aussi faire pression sur les fournisseurs d'accès pour obtenir la gratuité de nos abonnements.

Faux argument par l'absurde, très crétin sous la brillance de son apparence. Pensée en boîte qui ne résiste pas au moindre effort d'analyse : le droit fondamental et sa gratuité concernent la possibilité de cet d'accès, pas sa matérialité. Comme l'eau, l'énergie...

L'intervention, pourtant, a suscité la bonne et générale hilarité attendue.

Grand moment de solitude...

Hadopi retoquée, que reste-t-il ? Un dispositif évidemment mort-né, en dépit de toutes les déclarations se voulant rassurantes d'une ministre qui promet des solutions.

Reste en revanche la concession que l'on nous a fait avaler, belle couleuvre indigeste : une chronologie des médias réduite à 4 mois entre sortie en salle et sortie VOD, au service de l'immédiateté des intérêts dominants, jamais questionnés dans cette affaire.

En somme, on s'est bien fait mettre. C'était  si évident...

 
A la une Le ruban blanc

« C'est une métaphore sur la montée du nazisme »

Ainsi se résume, dans bon nombre de discussions et autour des bonnes tables, le « Ruban Blanc » de Michael Haneke.  Certes. La chose est incontestable et incontestée. 

La voix off du narrateur nous l'annonce dès les premiers plans. 
Est-cela, pour autant, qui en fait un chef d'oeuvre, ou tout au moins une valeureuse Palme d'Or ?

Je préfère contempler le film via un prisme inverse, le juger mieux que ça, précisément parce qu'il vaut moins que ça... 

Le considérer d'abord a minima, simplement pour ce qu'il raconte : l'histoire contextuelle, ponctuelle, contingente, d'une vie villageoise tourmentée par de mystérieux événements, en Allemagne au début du 20ème siècle. 

De ce point de vue, l'exercice cinématographique est magistral : « plaisir » devant l'image, admiration devant le cadrage, bonheur de se sentir dérangé... la magie du cinéma opère de bout en bout de cette histoire de névroses entretenues, de fausse et dégueulasse "pureté". 
Les Films du ParadoxeLes Films du Paradoxe
Freud, Dieu, Hitler... ces incontournables adjuvants de l'interprétations arrivent d'eux-mêmes, lorsque la métaphore coule des choses, sans les précéder par un effet d'annonce alourdissant. 

Cette voix off précitée, hélas, plombe le film, à moins qu'il ne satisfasse le spectateur faignant ou fébrile, qui assimile « comprendre » et « aimer ». (Bon nombre de réactions des publics s'expliquent ainsi, par d'humains motifs d'estime de soi : j'ai compris le message, DONC ce film est bien !) 

Cette voix off (j'y tiens) est aussi le prégnant indice d'une tendance un brin désagréable du cinéma d'Haneke, par ailleurs si brillant : dominer les personnages par un traitement teinté de sadisme. 

Le Ruban blanc, film somptueux saisissant, glaçant, enivrant, intransigeant agaçant... en tous les cas, à voir. En demandant au projectionniste de couper le son la première minute !
 
Le Ruban blanc - ma note pour ce film :
Réalisé par Michael Haneke
A la une INGLORIUS BASTERDS
Affiche teaser américaine. Universal Pictures International France
Chef d'oeuvre ou usurpation ?  
Quoi qu'il en soit, ces bâtards habitent le film le plus audacieux qui soit, en ces temps de crispations. 

Tarantino tarantine, reverse quelques motifs bien à lui (récits emboîtés, effets jubilatoires, érudition cinéphile, absurdité des situations avec mises en joue réciproques...), instille du pulp dans la seconde guerre mondiale, nous balance le tout... débrouillez-vous avec ça ! 

Le cinéaste règle leurs comptes aux nazis, à coup de film qui brûle (aux sens propre et figuré) et sans craindre de tordre l'Histoire à sa main. 

Pour se faire, ses adjuvants sont une jeune femme juive exploitante de salles (parfaite Mélanie Laurent), une starlette allemande trouble et double (Diane Kruger) ainsi qu'une troupe de soldats américains pas bien malins mais utiles, spécialisés dans le scalpe de Nazi ou la défonce de crâne à coup de batte de base-ball, avec un génial Brad Pitt à sa tête. 

Ajoutez Hitler et Goebbels, regroupez ce beau monde dans une salle de cinéma, mettez le feu, et enflammer Cannes ! 

Virtuose (encore une fois l'harmonie est trouvée entre étirement des dialogues et brutales accélérations de violence), hilarant, inquiétant, le film nous devance sans cesse, se joue de nos réactions, nous tire vers l'avant à la moindre tentative de recul critique... brusquant de part en part la solennité par la provocation et inversement. 

Rien de glorieux, mais la chose est annoncée dès le titre. 

« Grand-Guignol », ai-je pu entendre à la sortie du Palais des Festivals. Faux. 

Un film riche et dense, un délire complexe qui joue avec le feu, sait bouleverser tout en convoquant et entraînant des sensations aussi jubilatoires qu' éventuellement inquiétantes. Sans être dupe, jamais, de son propos. Au spectateur d'en faire son affaire.
J'attends avec impatience une seconde vision.
 
Inglourious Basterds
Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, ...
A la une VENGEANCE

Accent français: 
«  Is this your Jacket ? ». « This Jacket belongs to you !». Puis...pan ! Johnny tire, et bute l'ennemi. Le palais des Festivals est... pété de rire. Or Vengeance n'est pas du tout un film comique... Deux répliques déjà cultes malgré elles (bientôt les premiers tee-shirts ?), apogée inattendue d' un film d'action « événement cannois », de très bonne facture, mais hélas sommet d'invraisemblance et plombé par son esprit de sérieux et son humour involontaire. « Hélas », puisque je n'aime pas me complaire dans cette condescendance que parfois, malgré nous, inspirent quelques bouts de films. Mais on a le droit de rire. La Croisette s'est gentiment et tendrement marré, là où elle aurait du flippé. Sans nul doute, nous aurions aimé saluer le phénomène Johnny.
Le must du In, du branché, du « penser libre », du non convenu hyper convenu : Johnny Prix d'Interprétation ! Dans les Inrocks, Jean-Marc Lalanne, que j'aime beaucoup, encense le film et Johnny, sans doute sincèrement. Quant à moi, me reste à revoir Vengeance, hors contexte cannois, voir ce qui change. 
J'irai. Enfin, si je trouve le temps, et l'envie.
 
Vengeance
Réalisé par Johnnie To
Avec Johnny Hallyday, Sylvie Testud, Simon Yam, ...
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